La forêt bleue, 1883· La forêt bleue· La halte
Bohème idylle
A JEAN RICHEPIN
Au vieux rebord de la muraille,Où croissent les œillets poivrés,Les bras sur sa cruche de grés,Thyrra s'est assise et me raille.
« O le grand nigaud qui travaille,« Au lieu de courir par les prés, »M'a dit la fille aux yeux dorés,La fille aux cheveux couleur paille.
« Les gars aimants et vigoureux« Sont les bandits au ventre creux, »Et, charmante et dépoitraillée,
Me montrant le nu de sa peau,Thyrra, rose sous la feuillée,M'a lancé dans l'ombre un couteau.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a muraille / raille féminine, classiqueb poivrés / grés masculine, classiquea travaille / paille féminine, classiqueb prés / dorés masculine, classiquea vigoureux / creux masculine, classiqueb dépoitraillée / feuillée féminine, classiquea peau / couteau masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La forêt bleue, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1883· Sources