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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Le sang des dieux, 1882· I Légendes dorées

Loreley

Jean Lorrain· distiques, alexandrins, 296 vers

A LECONTE DE LISLE

La pertuisane au poing‖ et la culotte à braiesBien bouffante au genou,‖ tous sont là sur deux haies,Fiers et le nez au vent,‖ reîtres et brabançons,Tandis que la canaille‖ et les mauvais garçonsDe la ville font rage,‖ huant la belle gougeDont la porte est dorée‖ et dont le seuil est rouge.Sur un brancard, au fond,‖ sont entassés les mortsDe la nuit ; l'un d'entre eux‖ a dans son justaucorpsJusqu'à vingt grands trous noirs,‖du noir saignant des mûres.La grande place au loin‖ est pleine de murmuresEt de voix ; d'heure en heure‖ un gros de chevaliersVient se ranger dans l'ombre‖ auprès des étaliersEt, tout autour, au bord‖ des lourdes balustrades.Des visages bouffis‖ de bourgeoises maussadesSe penchent sur la foule‖ en se montrant de loinLe logis de la belle…‖ et ce ne sont que poingTendu vers la poterne‖ et voix accusatrice,Maudissant la lenteur‖ des gens de la Justice,Quand chacun tout à coup‖ ôte son chaperonEt se tait… Car voici‖ qu'au milieu du perronTous les yeux ont vu poindre‖ et resplendir l'Aurore,L'Aurore en pleine vespre…‖ et c'est la belle Lore,Qui descend l'escalier,‖ un nimbe de rayonAutour d'elle et les yeux‖ sous un clair escoffion,D'où coule eu ruisseaux d'or‖ la fine orfèvrerieDe ses longs cheveux roux.

Dans sa robe fleurieDe gros rinceaux d'or vert‖ sur un fond couleur ciel,Lore descend : sa lèvre‖ a la douceur du mielEt tous ont oublié‖ l'orgie et le massacre ;Car Lore a de grands yeux‖ bleu-vert, des chairs de nacreEt Lore dans sa robe‖ a gardé ses bras nus.Tous ont le cœur serré,‖ tant ses yeux ingénusS'ouvrent purs, le bourreau‖ s'ennuie et les gens d'armeSous leurs sourcils pleins d'ombre‖ ont l'éclair d'une larme.A la suite de Lore‖ ils marchent le front bas.La foule, elle, est autour ;‖ on emboîte le pas,On s'écrase le coude‖ et le cortège arriveA la maison de ville,‖ où l'on baille censiveEt charges aux marchands.Le Conseil est dehorsEt tout le grand portail‖ est tendu de drap d'ors,Comme au jour où le roi‖ vint loger dans sa ville.

Sur le haut des degrés‖ un vieillard immobile,Le sire gouverneur,‖ attend, les yeux rougis.Ce vieillard est un père…‖ Il n'avait qu'un seul filsQui pour l'amour de Lore‖ est mort dans la tuerieDe la nuit ; tout à l'heure‖ une mère en furieL'adjurait de venger‖ leur fils et les aïeuxEn lui morts, et la femme‖ est là devant ses yeux.« Seigneur punissez-moi.‖ dit la belle. Un abîme« Est ouvert sous mes pas,‖ où je roule, victime,« Entraînant avec moi‖ dans l'opprobre et l'affront« Tous ceux qui m'ont aimée…‖ et ceux qui m'aimeront.« Les cadavres saignants‖ sont encore à la porte…« Comme mes amis morts‖ faites que je sois morte…« Je le sais… mon trépas ne saurait les guérir ;« Mais au moins verront-ils‖ que j'ai voulu mourir« Pour les suivre… Pourtant,‖ sire, ayez remembrance« Que je suis femme, jeune‖ et molle à la souffrance.« Mon bon sire et seigneur,‖ qu'on me fasse périr…« Mais, au nom de l'Amour,‖ sans me faire souffrir ! »Et la fille à genoux‖ se traînait sur les dalles.

Alors lui, dégageant‖ ses mains froides et pâlesDes bras nus de la belle,‖ entre ses cheveux rouxL'implorant, prit un siège‖ et dit : « Quelqu'un de vous« Bourgeois, noble ou amant,‖ assistait-il au crime ?« Qu'il avance hardiment‖ et cite la victime,« L'heure, le lieu : j'écoute,‖ » et nul ne répondit.Et le vieillard pensait :‖ « Peuple idiot et maudit,« Dont la bestialité‖ s'attendrit à la vue« D'un escoffion de perle‖ et d'une gorge nue ! »Et par trois fois il fit‖ trois appels différentsA la foule.Un vieux reître enfin sortit des rangsEt s'avança, l'air gauche‖ et la mine effarée :« J'assistais de l'office‖ à leur échauffourée,« Monsieur le gouverneur…‖ les brocs étaient vidés« Et l'on allait partir…‖ un maudit coup de dés,« Qui devait décider‖ de la nuit de la belle« Et de qui resterait,‖ amena la querelle,« Car la fille est tournée‖ à faire des jaloux.« De propos en propos,‖ comme on en vint aux coups,« Monseigneur le conçoit…‖ or, comme la bourelle« S'épeurait, on sortit‖ pour causer sans chandelle.« Ils vinrent tous les dix‖ au pied de l'escalier« Et chargèrent… Mort Dieu !‖… quel cliquetis d'acier !« J'en avais chaud au cœur…‖ la fille à demi-morte« Elle, clamait à l'aide,‖ au meurtre, à moi, main-forte…« Beaux cris… page et valets,‖ léchant en haut les plats« N'avaient cure en effet‖ de courir au trépas !« Et voilà… qu'aujourd'hui‖ la pauvre enfant s'accuse !« Je m'y perds, ses galants‖ la tenaient fort recluse :« Elle vivait à l'ombre‖ et ne sortait qu'aux jours« De fêtes… on la croit‖ sujette au mal d'amours« Ou du moins les bourgeois‖ le disent par la ville.« Pour moi, je la crois folle‖ et de mœurs incivile,« Mais incapable, hélas !‖ de chagriner autrui,« Bien au contraire… enfin‖ qu'on l'accuse aujourd'hui,« Moi je l'ai toujours plainte‖ et je la plains encore. »Et la place éclata‖ de rire autour de Lore ;Le peuple applaudissait‖ au récit du soldat.

Le sire entre ses dents‖ grommela : « Renégat. »Puis, se tournant enfin‖ vers la femme accroupieA ses pieds : « Tu l'entends,‖ fille d'ignominie,Cracha-t-il au visage‖ effaré de l'enfant,« Ce peuple idiot t'absout ;‖ retourne où l'on t'attend.« Tes crimes ne sont pas‖ de ceux qu'un honnête homme« Peut juger ; hors d'ici,‖ sorcière ! c'est à Rome,« Au fond des in-pace,‖ sur un bûcher bénit« Qu'il faut aller pieds nus‖ purger ton cas maudit !« Va-t-en, ne croupis pas‖ plus longtemps sur ces dalles. »Et, l'œil étincelant,‖ il rentra dans les sallesDu Conseil, et l'enfant‖ resta seule en dehors.

Alors, s'étant levée‖ avec de longs efforts,Les trabans dispersés,‖ sans escorte, atterrée,Lore se trouva seule‖ et la foule altéréeFaisait cercle autour d'elle…‖ Alors l'enfant eut peur.Les yeux fixes, sans voix,‖ béante de stupeurElle écouta monter‖ les cris et les blasphèmes,Les menaces de mort‖ et les mille anathèmesQue clame autour des rois‖ un peuple de bourreaux,Et, saisie, entraînée‖ à travers les carreauxDes marchés en plein vent,‖ des places et des rues,Rapides visions‖ dans un rêve apparues,Comme un fétu de paille,‖ emporté par les flots,Elle ne prit haleine‖ et n'ouvrit ses yeux closQue debout sous un porche‖ obscur de cathédrale.Là, dans un chœur immense,‖ où traînait comme un râleL'attristant et profond‖ sanglot des orgues sourds,Un homme était assis‖ sous un dais de velours,Un évêque ; à ses pieds‖ des encensoirs d'ivoireVoltigeaient en cadence‖ et la nef était noireDe peuple… Aux grilles d'or,‖ où dorment les tombeaux,Des femmes se pressaient‖ dans l'ombre et cinq tréteauxS'y dressaient, pleins de vague‖ et de choses funèbres.Alors s'étant penchée‖ au milieu des ténèbresAu-dessus de la grille‖ et des femmes en deuils,Lore, blanche d'horreur,‖ aperçut dix cercueils,Ceux de ses dix amants‖ pour elle occis la veille.Alors, claquant des dents‖ sous sa toison vermeilleDénouée, au milieu‖ des prêtres, de l'encens,Lore, l'œil ébloui,‖ Lore soûle de sangsVint avec un grand cri,‖ qui fit trembler la vitre,S'abattre aux pieds du prêtre‖ interdit sous sa mitre :

« Seigneur, condamnez-moi,‖ frappez-moi, j'ai péché !« Le crime de ma vie‖ à tous les yeux caché« Éclate au jour, mon œuvre‖ est criminelle, atroce.« Tous vos fils ont saigné‖ sous mon baiser féroce.« Braves gens, j'ai comblé‖ les bières que voici.« Frappez-moi, mais de grâce‖ emmenez-moi d'ici !« J'étouffe… ces piliers‖ drapés de noir, ces bières,« Ces cierges flamboyants,‖ ces femmes en prières« M'épouvantent. J'ai peur…‖ vos cantiques sacrés« Me font mal : j'ouvre en vain‖ mes bras désespérés« Et veux prier encor ;‖ mais non je suis sorcière.« Je suis maudite, hélas !‖… le ciel et sa lumière« M'exaspèrent et j'ai‖ la même horreur de moi« Que ce peuple affolé,‖ qui me conduit vers toi.« Évêque, écoute-moi,‖ sauve la race humaine !« Frappe-moi, mais de grâce‖ ordonne qu'on m'emmène.« Le sang me monte aux yeux,‖ j'ai honte de parler. »Et l'évêque effrayé‖ de l'entendre râlerA pas précipités‖ descendit de son trône,Penché sur ce beau corps‖ et ces cheveux d'or jaune.Les diacres autour d'eux,‖ lâchant leur encensoir,Sur les stalles du chœur‖ étaient montés pour voir.Et l'évêque alors dit :‖ « C'est une visionnaire !« A-t-elle des parents ?‖ — Seigneur, elle est sans mère.— Et sans frère ? Elle est seule‖ et vit à l'abandon« C'est Lore ! » Et le prélat‖ en entendant ce nomTressaillit, car jamais‖ la blanche courtisaneN’avait frappé ses yeux.« Qu’un autre te condamne« Dit-il, je ne saurai‖ te faire mettre à mort.« Va-t-en dans un couvent,‖ rase ces cheveux d'or,« Enfouis à tout jamais‖ ce visage de neige« Et l'éclat de ces yeux,‖ où règne un sortilège,« Car j'y sens malgré moi‖ la douceur d'un baiser.« C’est le seul châtiment que je puis t’imposer,« Le silence et la nuit‖ sur la beauté fameuse,« L'oubli sur le scandale.‖ » Et dans l'ombre fumeuseDes cierges flamboyants‖ autour du maître-autel,L'évêque s'enfonça‖ rêveur et solennel.

II

Au pied des vieux remparts‖ vides de sentinelles,Où flotte au vent des soirs‖ l'or brun des ravenelles,Quelle est donc cette femme‖ au front humilié,Qui rampe et se dérobe aux yeux ?Le cou plié,Trois grands estafiers roux,‖ le dos rond sous leur pique,La suivent en silence‖ et font un groupe épiqueAu pied de ces grands murs‖ de cloître et de couventOù les lierres en arbre‖ ont seuls l'aspect vivant.Le ciel frémit au loin‖ de vagues sonneriesD’Angélus, et le long des murailles fleuries,Les trois hommes muets‖ se traînent, accablés.Parfois par une brèche‖ on voit au loin des blés,Des cultures en friche‖ et le Rhin dans la plaine.Et les hommes font halte‖ et reprennent haleine,Car la descente est raide‖ et le pavé brûlantEt le soleil d'août‖ calcine et chauffe à blancLa ruelle poudreuse‖ au creux de la ravine.La femme, elle, en silence‖ et morne, s'achemine.Parfois son manteau s'ouvre‖ et, comme un ruisseau clair,On voit frémir sa robe‖ à grands rinceaux d'or vert,Sa robe d'azur pâle‖ et ses cheveux d'aurore,Et le cœur des bourreaux‖ se serre ; car c'est Lore,Lore, la blonde fille‖ au pur et doux regard,Qui par l'âpre sentier,‖ qui longe le rempart,Descend sous bonne escorte,‖ au milieu des gens d'armesLe chemin de l’exil.Ses yeux n’ont plus de larmes,Fixés droit devant elle‖ et sur l'abîme ouvert.Le monde inexorable‖ aux innocents qu'il perdLa repousse et bannit :‖ ni pardon ni justice.Tous et le gouverneur‖ et l'évêque complice,Tous, jusqu'au cloître obscur‖ qui s'ouvre à l'assassinL'ont, comme un fruit pourri,‖ jetée hors leur sein,Et, le front écrasé‖ sous son ignominie,Lore qu'un prêtre épargne‖ et qu'un peuple renie,Sous le soleil de plomb‖ descend, lasse de tout.

Le cœur plein de rancune‖ ancienne et de dégoût,Savez-vous où s'en va‖ dans sa robe fleurieLoreley ? — Dans l'enclos‖ d'une léproserie ;Et c'est là l'avenir‖ atroce et douloureuxDe cette enfant : vieillir‖ au milieu des lépreux,Panser des corps saignants‖ et nettoyer des plaies.

Autour d'elle les nids‖ gazouillent dans les haiesEt les coquelicots‖ flambent dans le blé mûr ;Car la ville est déjà‖ loin derrière, son murD'enceinte au loin s'efface…‖ une brise plus forteEmplit les champs d'avoine ;‖ et la petite escorte,Dont l'ombre noire au loin‖ grandit sur un ciel d'or,Voit déjà, comme un pâle‖ et fabuleux décor,La ville avec ses toits‖ et ses clochers d'or grêlesPareille à ces châteaux‖ hérissés de tourelles,Qu'au fond des vieux missels‖ on voit peints sur vélin.

Le front pâle, arrêtée‖ au tournant du chemin,L'enfant alors fit halte…‖ Avec effroi, comme ivre,Son regard embrassa‖ sous le grand ciel de cuivreLa ville et ses clochers‖ d'ardoise, ses rempartsCroulants ; soudain reprise‖ aux souvenirs éparsDe son enfance, au charme‖ attendrissant des choses,Le passé, ce poème‖ inoublié des rosesQu'on effeuille et des dieux‖ à jamais envolés,L'envahit et, debout‖ dans le sentier des blés,Lore revit au fond‖ de ses rêves sans nombreLe logis paternel,‖ un vieux logis plein d'ombre,Perdu dans un faubourg‖ bruyant et populeux,L'aïeul, un grand vieillard‖ au front chauve et frileux,Toujours blotti dans l'âtre‖ entre les deux gorgonesDes chenets, puis la chambre‖ aux vitraux hexagones,Tout fleuris de lys pourpre,‖ autant de feux vermeils,Dont l'aube en se levant‖ égayait ses réveils,Le pot de basilic‖ au coin de la fenêtre,Puis le premier amant…‖ après le jeune reître,Un capitaine et puis‖ maint riche et beau seigneur !Où gisaient maintenant‖ les lys de son honneur,Fille de tous maudite‖ et par tous reniée ?Alors, tournant ses yeux‖ ardents de suppliciéeVers ses trois compagnons,‖ las de tous ces retards,Lore eut la force encor‖ d'implorer ces soudardsEt, calme, détachant‖ de sa blanche poitrineSes lourds colliers d'or fin,‖ dont un d'aigue-marine :« Laissez-moi, leur dit-elle‖ avec sa douce voix,« Laissez-moi contempler‖ une dernière fois« Les murs de ma Cité,‖ de ma chère patrie.« Ces quelques joyaux d'or‖ et cette orfèvrerie« Vous dédommageront‖ du retard apporté.« C'est un dernier adieu,‖ l'extrême volonté« D'une exilée… Avant‖ que le soleil décline,« Je voudrais m'arrêter,‖ là-bas, sur la colline« Qui surplombe le fleuve‖ et là dans mes regards« Emporter avec moi‖ le pays dont je pars,« Mon enfance, ma vie…‖ un caprice de folle,« Qui, vous, vous fait sourire‖ et dont l'âme frivole« Des femmes se nourrit‖ ou meurt ! le voulez-vous ? »Et ses yeux en parlant‖ étaient devenus doux,Attirants et vainqueurs‖ comme au temps où, maîtresseDes ducs et des barons,‖ elle versait l'ivresseDe sa beauté divine‖ à l'empire ébloui,Et les trois estafiers‖ lui répondirent : « Oui

Elle alors, sur la roche‖ énorme étant montée,Sourit à ses bourreaux‖ et, de gloire exaltée,Plus blanche qu'une perle‖ à travers l'or vermeilDu couchant, ses cheveux‖ répandus au soleil :« Puisqu'il n'est plus pour moi‖ ni pardon ni justice,« Je te quitte et t'absous,‖ monde infâme et complice« Et je m'en viens à toi,‖ refuge souverain« Des malheureux, dit-elle,‖ à toi, vieux fleuve Rhin ! »Et, croisant sur son cœur‖ ses bras nus de victime,La belle se pencha,‖ rêveuse, sur l'abîmeEt s'y laissa couler‖ le front extasié.

Les trois estafiers roux,‖ eux, accroupis au piedDe la roche, estimaient‖ les joyaux de la belle,Et le fleuve emportait‖ au loin la criminelle.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
145((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a braies / haies féminine, classiqueb brabançons / garçons masculine, classiquec gouge / rouge féminine, classiqued morts / justaucorps masculine, classiquee mûres / murmures féminine, classiquef chevaliers / étaliers masculine, classiqueg balustrades / maussades féminine, classiqueh loin / poing masculine, non classiquei accusatrice / Justice féminine, classiquej chaperon / perron masculine, classiquek l'Aurore / Lore féminine, classiquel rayon / escoffion masculine, classiquem orfèvrerie / roux / fleurie féminine, classiqueb ciel / miel masculine, classiquec massacre / nacre féminine, classiqued nus / ingénus masculine, classiquee d'arme / larme féminine, classiquef bas / pas masculine, classiqueg arrive / censive féminine, classiqueh marchands / dehors / d'ors masculine, classiquei ville / immobile féminine, classiqueb rougis / fils masculine, classiquec tuerie / furie féminine, classiqued aïeux / yeux masculine, classiquee abîme / victime féminine, classiquef l'affront / m'aimeront masculine, classiqueg porte / morte féminine, classiqueh guérir / mourir masculine, classiquei remembrance / souffrance féminine, classiquej périr / souffrir masculine, classiquek dalles / pâles féminine, classiqueb roux / vous masculine, classiquec crime / victime féminine, classiqued répondit / maudit masculine, classiquee vue / nue féminine, classiquef différents / foule / rangs masculine, classiqueg effarée / échauffourée féminine, classiqueh vidés / dés masculine, classiquei belle / querelle féminine, classiquej jaloux / coups masculine, classiquek bourelle / chandelle féminine, classiquel l'escalier / d'acier masculine, classiquem demi-morte / main-forte féminine, classiquen plats / trépas masculine, classiqueo s'accuse / recluse féminine, classiquep jours / d'amours masculine, classiqueq ville / incivile féminine, classiquer autrui / aujourd'hui masculine, classiques encore / Lore féminine, classiquet soldat / Renégat masculine, classiqueb accroupie / d'ignominie féminine, classiquec l'enfant / t'attend masculine, classiqued homme / Rome féminine, classiquee bénit / maudit masculine, classiquef dalles / salles féminine, classiqueg dehors / efforts masculine, classiqueb atterrée / altérée féminine, classiquec peur / stupeur masculine, classiqued blasphèmes / anathèmes féminine, classiquee bourreaux / carreaux masculine, classiquef rues / apparues féminine, classiqueg flots / clos masculine, classiqueh cathédrale / râle féminine, classiquei sourds / velours masculine, classiquej d'ivoire / noire féminine, classiquek tombeaux / tréteaux masculine, classiquel funèbres / ténèbres féminine, classiquem deuils / cercueils masculine, classiquen veille / vermeille féminine, classiqueo l'encens / sangs masculine, classiquep vitre / mitre féminine, classiquea péché / caché masculine, classiqueb atroce / féroce féminine, classiquec voici / d'ici masculine, classiqued bières / prières féminine, classiquee sacrés / désespérés masculine, classiquef sorcière / lumière féminine, classiqueg moi / toi masculine, classiqueh humaine / m'emmène féminine, classiquei parler / râler masculine, classiquej trône / jaune féminine, classiquek encensoir / voir masculine, classiquel visionnaire / mère féminine, classiquem l'abandon / nom masculine, classiquen courtisane / yeux / condamne féminine, classiqueo mort / d'or masculine, non classiquep neige / sortilège féminine, classiqueq baiser / t’imposer masculine, classiquer fameuse / fumeuse féminine, classiques maître-autel / solennel masculine, classiquea sentinelles / ravenelles féminine, classiqueb humilié / yeux / plié masculine, classiquec pique / épique féminine, classiqued couvent / vivant masculine, classiquee sonneries / fleuries féminine, classiquef accablés / blés masculine, classiqueg plaine / haleine féminine, classiqueh brûlant / blanc masculine, classiquei ravine / s'achemine féminine, classiquej clair / vert masculine, non classiquek d'aurore / Lore féminine, classiquel regard / rempart masculine, classiquem d'armes / l’exil / larmes féminine, classiquen ouvert / perd masculine, classiqueo justice / complice féminine, classiquep l'assassin / sein masculine, classiqueq ignominie / renie féminine, classiquer tout / dégoût masculine, classiqueb fleurie / léproserie féminine, classiquec douloureux / lépreux masculine, classiqued plaies / haies féminine, classiqueb mûr / mur masculine, classiquec forte / escorte féminine, classiqued d'or / décor masculine, classiquee grêles / tourelles féminine, classiquef vélin / chemin masculine, classiqueb ivre / cuivre féminine, classiquec remparts / épars masculine, classiqued choses / roses féminine, classiquee envolés / blés masculine, classiquef nombre / d'ombre féminine, classiqueg populeux / frileux masculine, classiqueh gorgones / hexagones féminine, classiquei vermeils / réveils masculine, classiquej fenêtre / reître féminine, classiquek seigneur / honneur masculine, classiquel reniée / suppliciée féminine, classiquem retards / soudards masculine, classiquen poitrine / d'aigue-marine féminine, classiqueo voix / fois masculine, classiquep patrie / orfèvrerie féminine, classiqueq apporté / volonté masculine, classiquer décline / colline féminine, classiques regards / pars masculine, classiquet folle / frivole féminine, classiqueu voulez-vous / doux masculine, classiquev maîtresse / l'ivresse féminine, classiquew ébloui / Oui masculine, classiquea montée / exaltée féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiqued souverain / Rhin masculine, classiquee victime / l'abîme féminine, classiquef extasié / pied masculine, non classiqueb belle / criminelle féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

296 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le sang des dieux, Paris, EDOUARD-JOSEPH, ÉDITEUR, 1920· numérisation archive.org· Sources