Le sang des dieux, 1882· II Parfums anciens
Sunt Lacrymæ Rerum
A MA MÈRE
IL est des larmes dans les choses,Que les jardins anglais‖ éternellement vertsAient le rire éclatant‖ des glaïeuls et des rosesBâillant, pistil auvent, calices entr’ouverts !
Les vieux jardins Louis-Quinze‖ avec leurs grilles closes,Leurs vieux bancs effondrés‖ et leur vivier désert,Réfléchissant l'ennui‖ des quinconces moroses,Les vieux jardins Louis-Quinze‖ ont leur charme l'hiver.
Un parfum suranné‖ de poudre maréchaleFlotte, invisible et doux,‖ sous leur ombrage fier.La nuit, cette rêveuse,‖ y met sa larme pâleEt le siècle défunt‖ son éventail ouvert.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins surtout (11 de 12, 1 de 8)· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a choses / roses féminine, classiqueb verts / entr’ouverts masculine, classiquea closes / moroses féminine, classiqueb désert / l'hiver masculine, non classiquea maréchale / pâle féminine, classiqueb fier / ouvert masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le sang des dieux, Paris, EDOUARD-JOSEPH, ÉDITEUR, 1920· numérisation archive.org· Sources