Œuvres complètes, 1888‑1920· Derniers vers
« À chacun de mes jours qui tombe »
À chacun de mes jours qui tombe,Mon pied, qui ne s’en défend plus,Fait un ferme pas vers la tombe.Mes grands jours sont-ils révolus ?
Mais je n’ai pas fini de vivre,Et tout chez moi n’a pas péri ;Même, il est là le meilleur livre,Le seul que j’aie encore écrit.
Hélas ! que sais-je de ma vie ?Triste, sans espoir, sans envie,Je la continue en marchant
Sur cette magnifique arèneQui fut si longtemps souveraine :Je bêche encor mon propre champ.
12 mars 1924.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef ggf
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a tombe féminine, classiqueb plus / révolus masculine, classiquea vivre / livre féminine, classiqueb péri / écrit masculine, non classiquea vie / envie féminine, classiqueb marchant / champ masculine, non classiquea arène / souveraine féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 1.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Pierre Louÿs, 1929 — 1931, tome 13, Genève, SLATKINE REPRINTS, 1973· numérisation wikisource.org· Sources