Œuvres complètes, 1888‑1920· Poésies diverses· Fragments
« Auprès d’Alger, dans la banlieue »
Auprès d’Alger, dans la banlieue,J’habitai jadis, Fernand Gregh,El djenan aïn el azreg,Le jardin de Fontaine-Bleue.
Ainsi nommait-on la villa,Verte et blanche maison mauresque,Où j’allai vivre, aimer et presqueMourir. Aimer‖ et mourir. Tout cela !
J’ai connu là ta simple essence,Ô ma mort ! et dans ce jardinLe rejaillissement soudainDe jeunesse et convalescence…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Octosyllabes surtout (11 de 8, 1 de 10)· profil 8, 4+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a banlieue / Fontaine-Bleue féminine, classiqueb Gregh / azreg masculine, non classiquea villa / cela masculine, classiqueb mauresque / presque féminine, classiquea essence / convalescence féminine, classiqueb jardin / soudain masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Pierre Louÿs, 1929 — 1931, tome 13, Genève, SLATKINE REPRINTS, 1973· numérisation wikisource.org· Sources