Œuvres complètes, 1888‑1920· Derniers vers
« Et je m’étais fait une vie »
Et je m’étais fait une vieSi digne d’amour ou d’envie,Une vie à découragerTout cœur qui lutte ou dissimule,Tout adversaire ou tout émule,Cerveau pensif ou cœur léger.
Maintenant ma vie est en cendres.Ses trois merveilles les plus tendresOnt flambé comme plume au feu ;Et ma dernière destinéeÉtait morte avant d’être née,Hélas ! faute d’avoir un dieu !
28 mars 1924.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a vie / d’envie féminine, classiqueb décourager / léger masculine, classiquec dissimule / émule féminine, classiquea cendres / tendres féminine, classiqueb feu / dieu masculine, classiquec destinée / née féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Pierre Louÿs, 1929 — 1931, tome 13, Genève, SLATKINE REPRINTS, 1973· numérisation wikisource.org· Sources