Œuvres complètes, 1888‑1920· Derniers vers
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Les tristesses de la saisonVont pleuvant sur cette maisonQui suinte ou pleure goutte à goutte.Ce que j’y heurte m’y déplaît.Tout y est moisi, tout est laid,Tout m’y écoeure et m’en dégoûte.
Pourtant, ce fut… Ah ! quel séjour !Quel cœur de la nuit, cœur du jour !Ô la sainte heure de l’aurore !L’ultime heure des longs travauxOù des êtres toujours nouveauxS’accumulent ! Encore ! Encore !
Ici, j’aurai vécu du moinsSans ennemis et sans témoinsLes larges heures de ma vie.Aussi je ne me plaindrai plusDe ces mornes jours révolusQue m’ont faits la haine et l’envie.
1924.
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(aabccb)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a saison / maison masculine, classiqueb goutte / dégoûte féminine, classiquec déplaît / laid masculine, classiquea séjour / jour masculine, classiqueb l’aurore / Encore féminine, classiquec travaux / nouveaux masculine, classiquea moins / témoins masculine, classiqueb vie / l’envie féminine, classiquec plus / révolus masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Pierre Louÿs, 1929 — 1931, tome 13, Genève, SLATKINE REPRINTS, 1973· numérisation wikisource.org· Sources