Poésies complètes III, 1916· Lauriers et feuilles d’érable 1912-1922· Iv. les images du pays.
Brume matinale
On dirait que la terre‖ humide et noire fume.Le grand soleil est pâle‖ au ciel voilé de brume.On ne distingue bien‖ que les proches maisons.Les arbres sont cachés‖ derrière l’horizon.Quelquefois un oiseau‖ passe en l’épaisseur griseComme à travers un flot‖ de vapeur ; et l’église,Dont on ne voit que le‖ fronton bas et les croix,Est un spectre de pierre‖ aux deux clochers sans voix.Mais petit à petit‖ les rayons fondent l’ombre ;Et voici que partout‖ se détachent sans nombreLes toits légèrement‖ mouillés, et que le cielRedevient bleu, – si bleu‖ qu’il paraît irréel.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a fume / brume féminine, classiqueb maisons / l’horizon masculine, non classiquec grise / l’église féminine, classiqued croix / voix masculine, classiquee l’ombre / nombre féminine, classiquef ciel / irréel masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Montréal, Montréal, 1925-1926· numérisation La Bibliothèque électronique du Québec· Sources