Poésies complètes III, 1916· Lauriers et feuilles d’érable 1912-1922· Iv. les images du pays.
Chant printanier
Dans l’arbre où tout l’hiver‖ ont soufflé les vents froids,Un merle est revenu‖ chanter comme autrefois,Pendant que le soleil‖ d’avril naissant se couche.Le ciel est doux aux yeux,‖ l’air est pur à la bouche.Un parfum de jeunesse‖ est dans le soir épars,Et l’on sent le printemps‖ qui rôde quelque part…Des hauts clochers lointains‖ et des églises prochesS’envole en rythmes lents‖ la sainte voix des cloches,Et l’on entend les sons‖ un par un s’endormir,Puis, en un grand silence‖ harmonieux frémir…Sur la ville, un instant‖ apaisée et muette,À l’occident, pâlit‖ une ombre violette.
Et l’oiseau qui sifflait‖ dans le soleil couchant,Au dernier feu du jour‖ a terminé son chant.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques, 1 distique
- Mots à la rime
- a froids / autrefois masculine, classiqueb couche / bouche féminine, classiquec épars / part masculine, non classiqued proches / cloches féminine, classiquee s’endormir / frémir masculine, classiquef muette / violette féminine, classiquea couchant / chant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Montréal, Montréal, 1925-1926· numérisation La Bibliothèque électronique du Québec· Sources