Poésies complètes III, 1916· Lauriers et feuilles d’érable 1912-1922· Iv. les images du pays.
La terre maternelle
Je ne sais quel regret‖ m’étreint devant la terreQue je n’ai contemplée,‖ hélas, qu’en solitaire,De trop loin, de trop haut,‖ – la terre de chez nous,La terre que j’aurais‖ baisée, à deux genoux,Sur laquelle, attentif‖ à découvrir ses charmes,J’aurais versé mon cœur‖ et, peut-être, mes larmes !Je l’aurais prise‖ et respirée, entre mes mains,La bonne terre brune,‖ et si chère aux humains,La terre qui les porte‖ et les prend et les garde,Afin que chaque mort‖ de plus près la regarde.Un jour, s’accompliront‖ enfin mes vœux ardents,Car je la connaîtrai‖ quand je serai dedans !
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a terre / solitaire féminine, classiqueb nous / genoux masculine, classiquec charmes / larmes féminine, classiqued mains / humains masculine, classiquee garde / regarde féminine, classiquef ardents / dedans masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Montréal, Montréal, 1925-1926· numérisation La Bibliothèque électronique du Québec· Sources