Quinze chansons, 1896
IX. « Elle est venue vers le palais »
Elle est venue vers le palais– Le soleil se levait à peine –Elle est venue vers le palaisLes chevaliers se regardaientToutes les femmes se taisaient.
Elle s’arrêta‖ devant la porte– Le soleil se levait à peine –Elle s’arrêta‖ devant la porteOn entendit marcher la reineEt son époux l’interrogeait.
Où allez-vous, où allez-vous ?– Prenez garde, on y voit à peine –Où allez-vous, où allez-vous ?Quelqu’un vous attend-il là-bas ?Mais elle ne répondait pas.
Elle descendit‖ vers l’inconnue– Prenez garde, on y voit à peine –Elle descendit‖ vers l’inconnueL’inconnue embrassa la reineElles ne se dirent‖ pas un motEt s’éloignèrent aussitôt.
Son époux pleurait sur le seuil– Prenez garde, on y voit à peine –Son époux pleurait sur le seuilOn entendait marcher la reineOn entendait tomber les feuilles.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes et ennéasyllabes (21 de 8, 5 de 9)· profil 8, 5÷4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
26 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Serres chaudes suivies de Quinze chansons, Bruxelles, Paul Lacomblez, 1912· numérisation Bibliothèque numérique romande· Sources