Serres chaudes, 1889
Ronde d’ennui
Je chante les pâles balladesDes baisers perdus sans retour !Sur l’herbe épaisse de l’amourJe vois des noces de malades.
J’entends des voix dans mon sommeilSi nonchalamment apparues !Et des lys s’ouvrent en des ruesSans étoiles et sans soleil.
Et ces élans si lents encoreEt ces désirs que je voulais,Sont des pauvres dans un palais,Et des cierges las dans l’aurore.
J’attends la lune dans mes yeuxOuverts au seuil des nuits sans trêves,Afin qu’elle étanche mes rêvesAvec ses linges lents et bleus.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a ballades / malades féminine, classiqueb retour / l’amour masculine, classiquea sommeil / soleil masculine, classiqueb apparues / rues féminine, classiquea encore / l’aurore féminine, classiqueb voulais / palais masculine, classiquea yeux / bleus masculine, classiqueb trêves / rêves féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Serres chaudes suivies de Quinze chansons, Bruxelles, Paul Lacomblez, 1912· numérisation Bibliothèque numérique romande· Sources