Poésies, 1887· Plusieurs sonnets
« Quand l’ombre menaça de la fatale loi »
Quand l’ombre menaça de la fatale loiTel vieux Rêve, désir et mal de mes vertèbres,Affligé de périr sous les plafonds funèbresIl a ployé son aile indubitable en moi.
Luxe, ô salle d’ébène où, pour séduire un roiSe tordent dans leur mort des guirlandes célèbres,Vous n’êtes qu’un orgueil menti par les ténèbresAux yeux du solitaire ébloui de sa foi.
Oui, je sais qu’au lointain de cette nuit, la TerreJette d’un grand éclat l’insolite mystère,Sous les siècles hideux qui l’obscurcissent moins.
L’espace à soi pareil qu’il s’accroisse ou se nieRoule dans cet ennui des feux vils pour témoinsQue s’est d’un astre en fête allumé le génie.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a loi / moi masculine, classiqueb vertèbres / funèbres féminine, classiquea roi / foi masculine, classiqueb célèbres / ténèbres féminine, classiquea Terre / mystère féminine, classiqueb moins / témoins masculine, classiquea nie / génie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources