Poésies, 1887
Soupir
Mon âme vers ton front où rêve, ô calme sœur,Un automne jonché de taches de rousseurEt vers le ciel errant de ton œil angéliqueMonte, comme dans un jardin mélancolique,Fidèle, un blanc jet d’eau soupire vers l’Azur !— Vers l’Azur attendri d’Octobre pâle et purQui mire aux grands bassins sa langueur infinieEt laisse, sur l’eau morte où la fauve agonieDes feuilles erre au vent et creuse un froid sillon,Se traîner le soleil jaune d’un long rayon.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 6(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a sœur / angélique masculine, classiqueb rousseur / mélancolique féminine, classiquec l’Azur / infinie masculine, classiqued pur / agonie féminine, classiquee sillon masculine, classiquef rayon féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources