Vers de circonstance, 1881‑1898
Sur des galets d’Honfleur
Avec ceci Joseph, ô mon élèveVous ferez des ricochets sur la grève.
Avec chacune ici comme en flagrantDélit se plaît et va Monsieur Legrand.
Le seul rêve qui dans vos yeux purs naviguaNe naufrage jamais Mademoiselle Helga.
Vous écouterez, ô sérieuse MarieMadame Seignobos, bonté jamais tarie.
Pierre ne va pas, zéléePar ton poids qui s’obstinaCouvrir l’écriture ailéeQue signe ce nom Dinah.
Celui-là n’est pas sotQui guigne Éva Ponsot.
Dubois dont on fait les marisVite venez-nous de Paris.
Verdure et mer tout charme, il yFaut du reste ajouter Willy.
Willy modèle des troupiersSoignez votre litre et vos pieds.
Je préfère au quartier MonceauVotre pré, Madame Ponsot.
Monsieur Fraisse n’a la frousseQue si la mer se courrouce.
Petit chien je t’affriolaisAvec du sucre et mes mollets.
Françoise qui nous sert à tableApporte maint plat délectable.
Françoise, pareille au requinMange de baisers « paur tit quin ».
Les Mesdames des BatignollesSont ici flemmardes et gnolles.
Tant mieux si la mer affameLa parfaite bonne femme.
On trouve ici, bonheurs que j’énumèreLa grande mer avec petite mère.
Je vois ma fille VèveEt le cap de la Hève.
42 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers de circonstance, ÉDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1920· Sources