Des vers, 1868‑1880
La dernière escapade
I
Un grand château bien vieux‖ aux murs très élevés.Les marches du perron‖ tremblent, et l’herbe pousse,S’élançant longue et droite‖ aux fentes des pavésQue le temps a verdis‖ d’une lèpre de mousse.Sur les côtés deux tours.‖ L’une, en chapeau pointu,S’amincit dans les airs.‖ L’autre est décapitée.Sa tête fut, un soir,‖ par le vent emportée ;Mais un lierre, grimpé‖ jusqu’au faîte abattu,S’ébouriffe au-dessus‖ comme une chevelure,Tandis que, s’infiltrant‖ dans le flanc de la tour,L’eau du ciel, acharnée‖ et creusant chaque jour,L’entr’ouvrit jusqu’en bas‖ d’une immense fêlure.Un arbre, poussé là,‖ grandit au creux des murs.Laissant voir vaguement‖ de vieux salons obscurs,Chaque fenêtre est morne‖ ainsi qu’un regard vide.Tout ce lourd bâtiment‖ caduc, noirci, fané,Que la lézarde marque‖ au front comme une ride,Dont s’émiette le pied,‖ de salpêtre miné,Dont le toit montre au ciel‖ ses tuiles ravagées,A l’aspect désolé‖ des choses négligées.
Tout autour un grand parc‖ sombre et profond s’étend ;Il dort sous le soleil‖ qui monte et l’on entend,Par moments, y passer‖ des rumeurs de feuillages,Comme les bruits calmés‖ des vagues sur les plages,Quand la mer resplendit‖ au loin sous le ciel bleu.Les arbres ont poussé‖ des branches si mêléesQue le soleil, jetant‖ son averse de feu,Ne pénètre jamais‖ la noirceur des allées.Les arbustes sont morts‖ sous ces géants touffus,Et la voûte a grandi‖ comme une cathédrale ;Il y flotte une odeur‖ antique et sépulcrale,L’humidité des lieux‖ où l’homme ne va plus.
Mais sur les hauts degrés‖ du perron qui dominentLes longs gazons qu’au loin‖ de grands arbres terminent,Des valets ont paru,‖ soutenant par les brasDeux vieillards très courbés‖ qui vont à petits pas.Ils traînent lentement‖ sur les marches verdiesLes hésitations‖ de leurs jambes roidies,Et tâtent le chemin‖ du bout de leur bâton.Très vieux, — l’homme et la femme,‖ — et branlant du menton,Ils ont le front si lourd‖ et la peau si fanéeQu’on ne devine pas‖ quel pouvoir enfonçaAux moelles de leurs os‖ cette vie obstinée.Affaissés dans leurs grands‖ fauteuils on les laissa,
Pliés en deux, tremblant‖ des mains et de la tête.Ils ont baissé leurs yeux‖ que la vieillesse hébète,Et regardent tout près,‖ par terre, fixement.Ils n’ont plus de pensée.‖ Un long tremblotementSemble seul habiter‖ cette décrépitude ;Et s’ils ne sont pas morts,‖ c’est par longue habitudeDe vivre à deux, tout près‖ l’un de l’autre toujours,Car ils n’ont plus parlé‖ depuis beaucoup de jours.
II
Mais un souffle de feu‖ sur la plaine s’élève.Les arbres dans leurs flancs‖ ont des frissons de sève,Car sur leurs fronts troublés‖ le soleil va passer.Partout la chaleur monte‖ ainsi qu’une maréeEt, sur chaque prairie,‖ une foule doréeDe jaunes papillons‖ flotte et semble danser.Épanouie au loin‖ la campagne grésille,C’est un bruit continu‖ qui remplit l’horizon,Car, affolé dans les‖ profondeurs du gazon,Le peuple assourdissant‖ des criquets s’égosille.Une fièvre de vie‖ enflammée a couru,Et rajeuni, tout blanc‖ dans la chaude lumière,Ainsi qu’aux premiers jours‖ d’un passé disparu,Le vieux château reprend‖ son sourire de pierre.
Alors les deux vieillards‖ s’animent peu à peu :Ils clignotent des yeux‖ et, dans ce bain de feu,Les membres desséchés‖ lentement se détendent ;Leurs poumons refroidis‖ aspirent du soleil,Et leurs esprits, confus‖ comme après un réveil,S’étonnent vaguement‖ des rumeurs qu’ils entendent.Ils se dressent, pesant‖ des mains sur leur bâton.L’homme se tourne un peu‖ vers son antique amie,La regarde un instant‖ et dit : « Il fait bien bon. »Elle, levant sa tête‖ encor tout endormieEt parcourant de l’œil‖ les horizons connus,Lui répond : « Oui, voilà‖ les beaux jours revenus. »Et leur voix est pareille‖ au bêlement des chèvres.Des gaietés de printemps‖ rident leurs vieilles lèvres ;Ils sont troublés, car les‖ senteurs du bois nouveauLes traversent parfois‖ d’une brusque secousse,Ainsi qu’un vin trop fort‖ montant à leur cerveau.Ils balancent leurs fronts‖ d’une façon très douceEt retrouvent dans l’air‖ des souffles d’autrefois.Lui, tout à coup, avec‖ des sanglots dans la voix :« C’était un jour pareil‖ que vous êtes venueAu premier rendez-vous,‖ dans la grande avenue. »Puis ils n’ont plus rien dit ;‖ mais leurs pensers amersRemontaient aux lointains‖ souvenirs du jeune âge,Ainsi que deux vaisseaux,‖ ayant passé les mers,S’en retournent toujours‖ par le même sillage.Il reprit : « C’est bien loin,‖ cela ne revient pas.Et notre banc de pierre,‖ au fond du parc, — là-bas ? »La femme fit un saut‖ comme d’un trait blessée :« Allons le voir », dit-elle,‖ et, la gorge oppressée,Tous deux se sont levés‖ soudain d’un même effort !
Couple prodigieux‖ tant il est grêle et pâle.Lui, dans un vieil habit‖ de chasse à boutons d’or,Elle, sous les dessins‖ étranges d’un vieux châle !
III
Ils guettèrent, ayant‖ grand’peur d’être aperçus ;Et puis, voûtés, avec‖ le dos rond des bossus,Humbles d’être si vieux‖ quand tout semblait revivre,Ainsi que des enfants‖ ils se prirent la mainEt partirent, barrant‖ la largeur du chemin.Car chacun oscillant‖ un peu, comme un homme ivre,Heurtait l’autre d’un coup‖ d’épaule quelquefois,Et des zigzags guidaient‖ leur douteux équilibre.Leurs bâtons supportant‖ chaque bras resté libreTrottaient à leurs côtés‖ comme deux pieds de bois.
Mais, d’arrêts en arrêts‖ dans leur course essoufflée,Ils gagnèrent le parc‖ et puis la grande allée.Leur passé se levait‖ et marchait devant eux,Et sur la terre humide‖ ils croyaient voir, par places,L’empreinte fraîche encor‖ de leurs pieds amoureux ;Comme si les chemins‖ avaient gardé leurs traces,Attendant chaque jour‖ le couple habituel.Ils allaient, tout chétifs,‖ près des arbres énormes,Perdus sous la hauteur‖ des chênes et des ormesQui versaient autour d’eux‖ un soir perpétuel.
Et comme un livre ancien‖ dont on tourne la page :« C’est ici », disait l’un.‖ L’autre disait : « C’est là.La place où je baisai‖ vos doigts ? — Oui, la voilà— Vos lèvres ? — Oui ! c’est elle !‖ » Et leur pèlerinage,De baisers en baisers‖ sur la bouche ou les doigts,Continuait ainsi‖ qu’un chemin de la croix.Ils débordaient tous deux‖ d’allégresses passées,Élans que prend le cœur‖ vers les bonheurs finis,En songeant que jadis,‖ les tailles enlacées,Les yeux parlant au fond‖ des yeux, les doigts unis,Muets, le sein troublé‖ de fièvres inconnues,Ils avaient parcouru‖ ces mêmes avenues !
IV
Le banc les attendait,‖ moussu, vieilli comme eux.« C’est lui ! » dit-il. « C’est lui !‖ » reprit-elle. Ils s’assirent,Et sous les chauds reflets‖ des souvenirs heureuxLes profondes noirceurs‖ des arbres s’éclaircirent.Mais voilà que dans l’herbe‖ ils virent s’approcherUn crapaud centenaire‖ aux formes empâtées.Il imitait, avec‖ ses pattes écartées,Des mouvements d’enfant‖ qui ne sait pas marcher.Un sanglot convulsif‖ fit râler leurs haleines ;Lui ! le premier témoin‖ de leurs amours lointainesQui venait chaque soir‖ écouter leurs serments !Et seul il reconnut‖ ces reliques d’amants,Car hâtant sa démarche‖ épaisse et patiente,Gonflant son ventre, avec‖ des yeux ronds attendris,Contre les pieds tremblants‖ des amoureux flétrisIl traîna lentement‖ sa grosseur confiante.Ils pleuraient. — Mais soudain‖ un petit chant d’oiseauPartit des profondeurs‖ du bois. C’était le mêmeQu’ils avaient entendu‖ quatre-vingts ans plus tôt !Et dans l’effarement‖ d’un délire suprême,Du fond des jours finis‖ devant eux accourut,Par bonds, comme un torrent‖ qui va, sans cesse accru,Toute leur vie, avec‖ ses bonheurs, ses ivresses,Et ses nuits sans repos‖ de fougueuses caresses,Et ses réveils à deux‖ si doux, las et brisés,Et puis, le soir, courant‖ sous les ombres flottantes,Les senteurs des forêts‖ aux sèves excitantesQui prolongent sans fin‖ la lenteur des baisers !…
Mais comme ils s’imprégnaient‖ de tendresse, l’alléeS’ouvrit, laissant passer‖ une brise affolée ;Et, parfumé, frappant‖ leur cœur, comme autrefois,Ce souffle, qui portait‖ la jeunesse des bois,Réveilla dans leur sang‖ le frisson mort des germes.
Ils ont senti, brûlés‖ de chaleurs d’épidermes,Tout leur corps tressaillir‖ et leurs mains se presser,Et se sont regardés‖ comme pour s’embrasser !Mais au lieu des fronts clairs‖ et des jeunes visagesApparus à travers‖ l’éloignement des âgesEt qui les emplissaient‖ de ces désirs éteints,L’une tout contre l’autre,‖ étaient deux vieilles facesSe souriant avec‖ de hideuses grimaces !Ils fermèrent les yeux,‖ tout défaillants, étreintsD’une terreur rapide‖ et formidable commeL’angoisse de la mort !…
« Allons-nous-en ! » dit l’homme.Mais ils ne purent pas‖ se lever ; incrustésDans la rigidité‖ du banc, épouvantésD’être si loin, étant‖ si vieux et si débiles.Et leurs corps demeuraient‖ tellement immobilesQu’ils semblaient devenus‖ des gens de pierre. Et puisTous deux, soudain, d’un grand‖ élan, se sont enfuis.
Ils geignaient de détresse,‖ et sur leur dos la voûteVersait comme une pluie‖ un froid lourd goutte à goutte ;Ils suffoquaient, frappés‖ par des souffles glacés,Des courants d’air de cave‖ et des odeurs moisiesQui germaient là-dessous‖ depuis cent ans passés.Et sur leurs cœurs, fardeau‖ pesant, leurs poésiesMortes alourdissaient‖ leurs efforts convulsifs,Et faisaient trébucher‖ leurs pas lents et poussifs.
V
La femme s’abattit‖ comme un ressort qui casse ;Lui, resta sans comprendre‖ et l’attendit, debout,Inquiet, la croyant‖ seulement un peu lasse,Car sa robe tremblait‖ toujours. Puis tout à coupL’épouvante lui vint‖ ainsi qu’une bourrasque.Il se pencha, lui prit‖ les bras, et d’un effortTerrible, il la leva,‖ quoi qu’il fût très peu fort.Mais tout son pauvre corps‖ pendait, sinistre et flasque.Il vit qu’elle étouffait‖ et qu’elle allait mourir,Et pour chercher de l’aide‖ il se mit à courirAvec de petits bonds‖ effrayants et grotesques,Décrivant, sans la main‖ qui lui servait d’appui,Au galop saccadé‖ par son bâton conduit,Des chemins compliqués‖ comme des arabesques.Son souffle était rapide‖ et dur comme une toux.Mais il sentit fléchir‖ sa jambe vacillante,Si molle qu’il semblait‖ danser sur ses genoux.Il heurtait aux troncs noirs‖ sa course sautillante,Et les arbres jouaient‖ avec lui, le poussant,Le rejetant de l’un‖ à l’autre, et paraissantS’amuser lâchement‖ avec cette agonie.Il comprit que la lutte‖ horrible était finie,Et, comme un naufragé‖ qui se noie, il jetaUn petit cri plaintif‖ en tombant sur la face.Faible gémissement‖ qu’aucun vent n’emporta !Il entendit encor,‖ quelque part dans l’espace,Les longs croassements‖ lugubres d’un corbeauMêlés aux sons lointains‖ d’une cloche cassée.Et puis tout bruit cessa.‖ L’ombre épaisse et glacéeS’appesantit sur eux,‖ lourde comme un tombeau.
VI
Ils restaient là. Le jour‖ s’éteignit. Les ténèbresEmplirent tout le ciel‖ de leurs houles funèbres.Ils restaient là, roulés‖ comme deux petits tasDe feuilles, grelottant‖ leurs fièvres acharnées,Si vagues dans la nuit‖ qu’on ne les trouva pas.Ils formaient un obstacle‖ aux bêtes étonnéesEn barrant le sentier‖ tracé de chaque soir.Les unes s’arrêtaient,‖ timides, pour les voir ;D’autres les parcouraient‖ ainsi que des épaves ;Des limaces rampaient‖ sur eux, traînant leurs baves ;Des insectes fouillaient‖ les replis de leurs corps,Et d’autres s’installaient‖ dessus, les croyant morts.
Mais un frisson bientôt‖ courut par les allées.Une averse entr’ouvrit‖ les feuilles flagellées,Ruisselante et claquant‖ sur le sol avec bruit.Et sur les deux vieillards‖ qui grelottaient encore,La pluie, en flots épais,‖ tomba toute la nuit.Puis, lorsque reparut‖ la clarté de l’aurore,Sous l’égout persistant‖ des hauts feuillages vertsOn ramassa, tout froids‖ en leurs habits humides,Deux petits corps sans vie,‖ effrayants et rigidesAinsi que les noyés‖ qu’on trouve au fond des mers.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 19[abab] 18[abba] 47[aa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a élevés / pavés masculine, classiqueb pousse / mousse féminine, classiquec pointu / abattu masculine, classiqued décapitée / emportée féminine, classiquee chevelure / fêlure féminine, classiquef tour / jour masculine, classiqueg murs / obscurs masculine, classiqueh vide / ride féminine, classiquei fané / miné masculine, classiquej ravagées / négligées féminine, classiquea s’étend / entend masculine, classiqueb feuillages / plages féminine, classiquec bleu / feu masculine, classiqued mêlées / allées féminine, classiquee touffus / plus masculine, classiquef cathédrale / sépulcrale féminine, classiquea dominent / terminent féminine, classiqueb bras / pas masculine, classiquec verdies / roidies féminine, classiqued bâton / menton masculine, classiquee fanée / obstinée féminine, classiquef enfonça / laissa masculine, classiquea tête / hébète féminine, classiqueb fixement / tremblotement masculine, classiquec décrépitude / habitude féminine, classiqued toujours / jours masculine, classiquea s’élève / sève féminine, classiqueb passer / danser masculine, classiquec marée / dorée féminine, classiqued grésille / s’égosille féminine, classiquee l’horizon / gazon masculine, classiquef couru / disparu masculine, classiqueg lumière / pierre féminine, classiquea peu / feu masculine, classiqueb détendent / entendent féminine, classiquec soleil / réveil masculine, classiqued bâton / bon masculine, classiquee amie / endormie féminine, classiquef connus / revenus masculine, classiqueg chèvres / lèvres féminine, classiqueh nouveau / cerveau masculine, classiquei secousse / douce féminine, classiquej d’autrefois / voix masculine, classiquek venue / avenue féminine, classiquel amers / mers masculine, classiquem âge / sillage féminine, classiquen pas / là-bas masculine, classiqueo blessée / oppressée féminine, classiquep effort / d’or masculine, non classiquea pâle / châle féminine, classiquea aperçus / bossus masculine, classiqueb revivre / ivre féminine, classiquec main / chemin masculine, classiqued quelquefois / bois masculine, classiquee équilibre / libre féminine, classiquea essoufflée / allée féminine, classiqueb eux / amoureux masculine, classiquec places / traces féminine, classiqued habituel / perpétuel masculine, classiquee énormes / ormes féminine, classiquea page / pèlerinage féminine, classiqueb là / voilà masculine, classiquec doigts / croix masculine, classiqued passées / enlacées féminine, classiquee finis / unis masculine, classiquef inconnues / avenues féminine, classiquea eux / heureux masculine, classiqueb s’assirent / s’éclaircirent féminine, classiquec s’approcher / marcher masculine, classiqued empâtées / écartées féminine, classiquee haleines / lointaines féminine, classiquef serments / d’amants masculine, classiqueg patiente / confiante féminine, classiqueh attendris / flétris masculine, classiquei d’oiseau / tôt masculine, non classiquej même / suprême féminine, classiquek accourut / accru masculine, non classiquel ivresses / caresses féminine, classiquem brisés / baisers masculine, classiquen flottantes / excitantes féminine, classiquea l’allée / affolée féminine, classiqueb autrefois / bois masculine, classiquec germes / d’épidermes féminine, classiqueb presser / s’embrasser masculine, classiquec visages / âges féminine, classiqued éteints / étreints masculine, classiquee faces / grimaces féminine, classiquef comme / mort / l’homme féminine, classiqueb incrustés / épouvantés masculine, classiquec débiles / immobiles féminine, classiqued puis / enfuis masculine, classiquea voûte / goutte féminine, classiqueb glacés / passés masculine, classiquec moisies / poésies féminine, classiqued convulsifs / poussifs masculine, classiquea casse / lasse féminine, classiqueb debout / coup masculine, non classiquec bourrasque / flasque féminine, classiqued effort / fort masculine, classiquee mourir / courir masculine, classiquef grotesques / arabesques féminine, classiqueg d’appui / conduit masculine, non classiqueh toux / genoux masculine, classiquei vacillante / sautillante féminine, classiquej poussant / paraissant masculine, classiquek agonie / finie féminine, classiquel jeta / n’emporta masculine, classiquem face / l’espace féminine, classiquen corbeau / tombeau masculine, classiqueo cassée / glacée féminine, classiquea ténèbres / funèbres féminine, classiqueb tas / pas masculine, classiquec acharnées / étonnées féminine, classiqued soir / voir masculine, classiquee épaves / baves féminine, classiquef corps / morts masculine, classiquea allées / flagellées féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquec encore / l’aurore féminine, classiqued verts / mers masculine, classiquee humides / rigides féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
243 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, LOUIS CONNARD LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1908· numérisation ÉFÉLÉ· Sources