Des vers, 1868‑1880· Appendice· Vers inédits
Sonnet
Un nuage a passé‖ sur votre ciel, Madame,Cachant l’astre éclatant‖ qu’on nomme l’Avenir,La douleur a jeté‖ son crêpe sur votre âmeEt vous ne vivez plus‖ que dans un souvenir.
Tout votre espoir s’éteint‖ comme meurt une flamme,Aucun lien parmi nous‖ ne vous peut retenir,Vous souffrez et pleurez,‖ et votre cœur réclameLe grand repos des morts‖ qui ne doit pas finir.
Mais songez que toujours,‖ quand le malheur nous ploie,Aux cœurs les plus meurtris‖ Dieu garde un peu de joieComme un peu de soleil‖ en un ciel obscurci.
Et que de ce tourment‖ qui ronge notre vie,Madame, si demain‖ vous nous étiez ravie,Bien d’autres souffriraient‖ qui vous aiment aussi.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Madame / âme féminine, classiqueb l’Avenir / souvenir masculine, classiquea flamme / réclame féminine, classiqueb retenir / finir masculine, classiquea ploie / joie féminine, classiqueb obscurci / aussi masculine, classiquea vie / ravie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, LOUIS CONNARD LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1908· numérisation ÉFÉLÉ· Sources