Fleurs de toutes saisons, 1876
Parjure
A mon père
« C'est la dernière lois‖ que je donne un conseil,Mon fils, et je le fais‖ sans amère pensée ;Je ne te dirai pas :‖ ton œuvre est insensée ;Tu prends un feu follet‖ pour l'éclatant soleil.
La jeunesse te dore‖ un horizon vermeil,En rêves séduisants‖ follement dépensée ;Songes-tu pour ta prose‖ assez bien cadencéeA la gloire, aux amours ?‖ Pauvre enfant, quel réveil !
Loin ces futilités !‖ Nourris-toi des anciens !Loin ces plaisirs d'un jour !‖ Songe aux stoïciens !Au travail, énergique‖ et sévère… » « Je jure,
Mon père, d'obéir.‖ Je vois que j'agis mal »Muse, deux jours après,‖ tu m'as rendu parjure…Non, poète, ton œuvre‖ a pour but l'idéal !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a conseil / soleil masculine, classiqueb pensée / insensée féminine, classiquea vermeil / réveil masculine, classiqueb dépensée / cadencée féminine, classiquea anciens / stoïciens masculine, classiqueb jure / parjure féminine, classiquea mal / l'idéal masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fleurs de toutes saisons,sonnets, Marseille, MARIUS PINET, ÉDITEUR, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources