L’idole, 1869
Le sonnet de l’oreille
Elles seraient la nacre‖ au bord des coquillagesSi les nacres avaient‖ ces humaines blancheurs ;Elles seraient le rose‖ et le satin des fleurs,Si les roses vivaient‖ aux barreaux des treillages.
Il semble qu’une fée,‖ en de lointains pillages,Ait pris leur éclat frais‖ à toutes les fraîcheurs ;Leur coloris est fait‖ de toutes les couleurs,Et la lumière y trace,‖ exquise, des sillages.
C’est la volute et c’est‖ la conque ; c’est la chairDevenue arabesque‖ avec son ourlet clairOù préside une loi‖ d’harmonie ancienne ;
Et vous avez, malgré‖ la date du sculpteur,Des airs de curieuse‖ et de ParisienneQui fait des mots et qui‖ provoque le conteur.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a coquillages / treillages féminine, classiqueb blancheurs / fleurs masculine, classiquea pillages / sillages féminine, classiqueb fraîcheurs / couleurs masculine, classiquea chair / clair masculine, classiqueb ancienne / Parisienne féminine, classiquea sculpteur / conteur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Idole, Alphonse Lemerre, éditeur, 1869· numérisation wikisource.org· Sources