L’idole, 1869
Le sonnet des épaules
La courbe n’eut jamais‖ d’inflexions plus douces,Excepté quand elle est‖ le sein pur et charmant.Elles laissent tomber‖ leurs ondes mollementDans la succession‖ des lignes sans secousses.
Une ombre d’or que font‖ des duvets et des mousses !A l’aisselle en finit‖ l’épanouissement ;Et les songes légers‖ qui viennent en aimantSur elles vont dormir‖ au bord des tresses rousses.
Opulentes, sans rien‖ qui sente la maigreur,Elles ont, n’étant pas‖ sujettes à l’erreur,L’impeccabilité‖ de marbre des déesses.
Nul voisinage exquis‖ n’est pour elles gênant !Elles n’ont pas besoin‖ de faire des promesses.Car elles sont un tout‖ suprême et rayonnant.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a douces / secousses féminine, classiqueb charmant / mollement masculine, classiquea mousses / rousses féminine, classiqueb l’épanouissement / aimant masculine, classiquea maigreur / l’erreur masculine, classiqueb déesses / promesses féminine, classiquea gênant / rayonnant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Idole, Alphonse Lemerre, éditeur, 1869· numérisation wikisource.org· Sources