Petits Poèmes d’Automne, 1895· Âme d’automne
I. « Au bord de la lointaine grève »
Au bord de la lointaine grèveOù nous conduisit la Chimère,Puisez dans la coupe du rêve,O mes frères, cette onde amère.
En l'azur du soir les sirènesNous chanteront, surnaturelles,L’histoire des rois et des reinesQui moururent d’amour pour elles.
Oubliez le casque et l’épéeDont la cime et la lame en flammeTonnèrent dans mainte épopée.Vainement, pour l’Or et la Femme.
C‘est ici le pays du rêve ;Abreuvez-vous de ronde amère,O frères, au bord de la grèveOù nous conduisit la Chimère.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a grève / rêve féminine, classiqueb Chimère / amère féminine, classiquea sirènes / reines féminine, classiqueb surnaturelles / elles féminine, classiquea l’épée / épopée féminine, classiqueb flamme / Femme féminine, classiquea rêve / grève féminine, classiqueb amère / Chimère féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits Poèmes d’Automne, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1895· numérisation Project Gutenberg· Sources