Œuvres, 1890· Poésie
Crépuscule Pluvieux
À Rodolphe Darzens
L’ennui descend sur moi‖ comme un brouillard d’automneQue le soir épaissit‖ de moment en moment,Un ennui lourd, accru‖ mystérieusement,Qui m’opprime de nuit‖ épaisse et monotone.
Pourtant nul glorieux‖ amour ne m’a blessé,Et c’est sans regretter‖ les heures envoléesQue je revois au loin,‖ vagues formes voilées,Mes souvenirs errants‖ au jardin du passé.
Et pourtant, maintenant,‖ dans l’horreur languissanteD’un soir de pluie et dans‖ la lente obscurité,Je sens mon cœur que nul‖ amour n’a désertéMélancolique ainsi‖ qu’une chambre d’absente.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a d’automne / monotone féminine, classiqueb moment / mystérieusement masculine, classiquea blessé / passé masculine, classiqueb envolées / voilées féminine, classiquea languissante / d’absente féminine, classiqueb obscurité / déserté masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres, Paris, édition Lemerre, 1890· numérisation poesies.net· Sources