Les hortensias bleus, 1896· IV Chambre obscure· Nénies
CLXIX. « Je m'en remets à Dieu qui, s'il existe encore »
Je m'en remets à Dieu‖ qui, s'il existe encore,Pourra bien démêlerLe bon grain, de l'ivraie,‖ et ce qui me décoreOu pour moi peut parler.
Je m'en remets au Temps,‖ qui pourra, dans mon livre,Trouver ce qu'aujourd'huiNégligent d'y chercher‖ ceux qu'il regarde vivreSans joie, autour de lui.
Je n'ai pas souhaité‖ la vie, au point que, même,Je n'en ai pas voulu,J'ai peu vécu, vivant ;‖ aimant, peu fait qu'on m'aime,Et presque n'ai que lu !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a encore / décore féminine, classiqueb démêler / parler masculine, classiquea livre / vivre féminine, classiqueb qu'aujourd'hui / lui masculine, classiquea même / m'aime féminine, classiqueb voulu / lu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1906· numérisation gallica.bnf.fr· Sources