Les hortensias bleus, 1896· II Chapelle blanche· Puérilités et enfantillages
LI. « Pourquoi ces meurtriers qui, tous, devaient se taire »
— C’était, a dit la brave femme,
la malle de gens comme il faut.
Je n’aurais jamais cru que ce
monsieur et cette dame étaient
des assassins.Presse .
Pourquoi ces meurtriers‖ qui, tous, devaient se taire,Ont-ils parlé, toujours,Et se sont-ils trahis‖ eux-mêmes ? Quel mystèreLeur dicte ces discours ?
Ils avaient résolu‖ de garder le silence,Ils croyaient le pouvoir ;Et cependant un cri‖ de leur bouche s'élance ;Ils parlent, par devoir.
Ils se livrent sans peine,‖ ils confessent leurs crimes.Sans craindre la rigueur ;Et c'est comme la voix‖ de leurs douces victimesQui leur monte du cœur.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a taire / mystère féminine, classiqueb toujours / discours masculine, classiquea silence / s'élance féminine, classiqueb pouvoir / devoir masculine, classiquea crimes / victimes féminine, classiqueb rigueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1906· numérisation gallica.bnf.fr· Sources