Le pèlerin passionné, 1891· Autant en emporte le vent
A Jeanne
Ah, rions un peu pendant que l'heureLe souffre ;Ah, rions sur le bordDu gouffre.Oh, si bon il est de rire,Quand on pense :Que nos cœurs loyaux n'auront pointLeur récompense.Si j'avais toujoursVotre front proche.Je serais sans peurEt sans reproche.Mais loin de vos yeuxJe m'assimileAu fou qui combatContre mille.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Vers de 4, 5, 2 et 3 syllabes (4 de 4, 4 de 5, 2 de 2, 2 de 3, 1 de 6, 1 de 7, 1 de 8, 1 de 9)· profil 2, 3, 4, 5, 9i
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources