Le pèlerin passionné, 1891· Autant en emporte le vent
Chanson
Vous, avec‖ vos yeux, avec tes yeux,Dans la bastille que tu hantes !Celui qui‖ dormait s'est éveilléAu tocsin des heures beuglantes,Il prendra sans doute,Son bâton de routeDans ses mains aux paumes sanglantes.
Il ira,‖ du tournoi au combat,A la défaite réciproque ;Qu'il fende heaumes beaux‖ et si clairs,Son pennon, qu'il ventèle, est loque !Le haubert qui laceSa poitrine lasse,Si léger ! il fait qu'il suffoque.Ah. que de tes jeux, que‖ de tes pleursAux rémissions tu l'exhortes.Ah laisse ! tout l'orage‖ a passéSur les lys, sur les roses fortes.Comme un feu de flammeTon âme et son âme.Toutes deux vos âmes sont mortes.
Versification
- Mètre
- Vers de 8, 5 et 9 syllabes (9 de 8, 6 de 5, 6 de 9)· profil 5, 8, 3=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources