Le pèlerin passionné, 1891· Étrennes de Doulce
V. « J'ai tellement soif, ô mon amour, de ta bouche »
J'ai tellement soif, ô‖ mon amour, de ta bouche,Que j'y boirais‖ en baisers le cours détournéDu Strymon. l'Araxe et‖ le Tanaïs farouche ;Et les cent méandres qui arrosent Pitané,Et l'Hermus qui prend sa source où le soleil se couche,Et toutes les claires fontaines dont abonde Gaza,Sans que ma soif s'en apaisât.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababacc)
- Mètre
- Vers de 12, 13, 8 et 15 syllabes (3 de 12, 2 de 13, 1 de 8, 1 de 15)· profil 6=6, 13
- Strophes
- 1 septain
- Mots à la rime
- a bouche / farouche / couche féminine, classiqueb détourné / Pitané masculine, classiquec Gaza / apaisât masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
7 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources