Le pèlerin passionné, 1891· Le bocage
« Moi que la noble Athène a nourri »
Moi que la noble‖ Athène a nourri,Moi l'élu des‖ Nymphes de la Seine,Je ne suis pas un ignorant dont les Muses ont ri.
L'intègre élément de ma voixSuscite le harpeur,‖ honneur du Vendômois ;Et le comte Thibaut n'eut pas de plainte plus douceQue les lays amoureux,‖ qui naissent sous mon pouce.L'Hymne et la Parthénie,‖ en mon âme sereine,Seront les chars vainqueurs‖ qui courent dans l'arène ;Et je ferai que la ChansonSoupire d'un tant ! courtois son,Et pareille au ramier‖ quand la saison le presse.Car par le rite que je sais,Sur de nouvelles fleurs,‖ les abeilles de GrèceButineront un miel Français.
Versification
- Mètre
- Vers de 12, 8 et 9 syllabes (6 de 12, 5 de 8, 2 de 9, 1 de 13, 1 de 14)· profil 8, 4−5, 6+6, 13i, 14i
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources