Le pèlerin passionné, 1891· Autant en emporte le vent
Une jeune fille parle
Les fenouils m'ont dit :‖ Il t'aime siFollement qu'il est‖ à ta merci ;Pour son revenir‖ va t'apprêter.— Les fenouils ne savent‖ que flatter !Dieu ait pitié de mon âme.
Les pâquerettes m'ont dit : PourquoiAvoir remis‖ ta foi dans sa foi.Son cœur est tanné‖ comme un soudard.— Pâquerettes, vous‖ parlez trop tard !Dieu ait pitié de mon âme.
Les sauges m'ont dit :‖ Ne l'attends pas,Il s'est endormi‖ dans d'autres bras.— O sauges, tristes sauges, je veuxVous tresser toutes dans mes cheveux.Dieu ait pitié de mon âme.
Versification
- Mètre
- Ennéasyllabes et heptasyllabes (12 de 9, 3 de 7)· profil 5÷4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après LE Pèlerin Passionné, Paris, LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1891· numérisation archive.org· Sources