Les Cantilènes, 1886· Funérailles
« Ses mains qu'elle tend comme pour des théurgies »
Ses mains qu'elle tend comme‖ pour des théurgies,Ses deux mains pâles, ses‖ mains aux bagues barbares ;Et toi son cou qui pour‖ la fête tu te pares !Ses lèvres rouges à‖ la clarté des bougies ;
Et ses cheveux, et ses‖ prunelles élargiesLourdes de torpeur comme l'air‖ autour des mares ;Parmi les bêtes‖ fabuleuses des simarres,Vous ses maigreurs, vous mes‖ suprêmes nostalgies ;
Ô mirages que ma‖ tendresse perpétue,Échos fallacieux‖ de l'heure qui s'est tue,Malgré votre carmin‖ et malgré vos colliers,
Et vos nœuds de brocart,‖ et vos airs cavaliers,Pauvres ! Vous êtes morts,‖ ô vous tous elle toute,Elle toute et mon cœur,‖ nous sommes morts, sans doute.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd dee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6÷6
- Mots à la rime
- a théurgies / bougies féminine, classiqueb barbares / pares féminine, classiquea élargies / nostalgies féminine, classiqueb mares / simarres féminine, classiquea perpétue / tue féminine, classiqueb colliers / cavaliers masculine, classiqueb toute / doute féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Cantilènes, Paris, LÉON VANIER, ÉDITEUR DES MODERNES, 1886· numérisation poesies.net· Sources