Poésies nouvelles, 1852
Le fils du Titien
Lorsque j'ai lu Pétrarque,‖ étant encore enfant,J'ai souhaité d'avoir‖ quelque gloire en partage.Il aimait en poëte‖ et chantait en amant ;Do la langue des dieux‖ lui seul sut faire usage.
Lui seul eut le secret‖ de saisir au passageLes battements du cœur‖ qui durent un moment,Et, riche d'un sourire,‖ il en gravait l'imageDu bout d'un stylet d'or‖ sur un pur diamant.
O vous qui m'adressez‖ une parole amie,Qui l'écriviez hier‖ et l'oublierez demain,Souvenez-vous de moi‖ qui vous en remercie.
J'ai le cœur de Pétrarque‖ et n'ai pas son génie ;Je ne puis ici-bas‖ que donner en cheminMa main à qui m'appelle,‖ à qui m'aime ma vie.
3 mai 1838.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd efe efe
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a enfant / amant masculine, classiqueb partage / usage féminine, classiquea passage / l'image féminine, classiqueb moment / diamant masculine, classiquea amie / remercie féminine, classiqueb demain / chemin masculine, classiquea génie / vie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources