Poésies nouvelles, 1852
Marie
Ainsi, quand la fleur printanièreDans les bois va s'épanouir,Au premier souffle du zéphyrElle sourit avec mystère ;
Et sa tige, fraîche et légère,Sentant son calice s'ouvrir,Jusque dans le sein de la terreFrémit de joie et de désir.
Ainsi, quand ma douce MarieEntr'ouvre sa lèvre chérie,Et lève, en chantant, ses yeux bleus,
Dans l'harmonie et la lumièreSon âme semble tout entièreMonter en tremblant vers les cieux.
1842.
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba abab ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a printanière / mystère féminine, classiqueb s'épanouir / zéphyr masculine, classiquea légère / terre féminine, classiqueb s'ouvrir / désir masculine, classiquea Marie / chérie féminine, classiqueb bleus / cieux masculine, classiquea lumière / entière féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources