Poésies nouvelles, 1852
Sonnet
Non, quand bien même‖ une amère souffranceDans ce cœur mort‖ pourrait se ranimer ;Non, quand bien même‖ une fleur d'espéranceSur mon chemin‖ pourrait encor germer ;
Quand la pudeur,‖ la grâce et l'innocenceViendraient en toi‖ me plaindre et me charmer ;Non, chère enfant,‖ si belle d'ignorance,Je ne saurais,‖ je n'oserais t'aimer.
Un jour pourtant‖ il faudra qu'il te vienne,L'instant suprême‖ où l'univers n'est rien.De mon respect‖ alors qu'il te souvienne !
Tu trouveras‖ dans la joie ou la peineMa triste main‖ pour soutenir la tienne,Mon triste cœur‖ pour écouter le tien.
1839.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab cdc eed
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a souffrance / d'espérance féminine, classiqueb ranimer / germer masculine, classiquea l'innocence / d'ignorance féminine, classiqueb charmer / t'aimer masculine, classiquea vienne / souvienne féminine, classiqueb rien / tien masculine, classiquea peine / tienne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources