Poésies posthumes, 1857
Derniers Vers
L’heure de ma mort,‖ depuis dix-huit mois,De tous les côtés‖ sonne à mes oreilles,Depuis dix-huit mois‖ d’ennuis et de veilles,Partout je la sens,‖ partout je la vois.
Plus je me débats‖ contre ma misère,Plus s’éveille en moi‖ l’instinct du malheur ;Et, dès que je veux‖ faire un pas sur terre,Je sens tout à coup‖ s’arrêter mon cœur.
Ma force à lutter‖ s’use et se prodigue.Jusqu’à mon repos,‖ tout est un combat ;Et, comme un coursier‖ brisé de fatigue,Mon courage éteint‖ chancelle et s’abat.
1857.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a mois / vois masculine, classiqueb oreilles / veilles féminine, classiquea misère / terre féminine, classiqueb malheur / cœur masculine, classiquea prodigue / fatigue féminine, classiqueb combat / s’abat masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard,Paris, 1951· numérisation poesies.net· Sources