Poésies posthumes, 1857
Le Rhin
Le Rhin, sais-tu pourquoi‖ les amants insensés,Abandonnant leur âme‖ aux tendres rêveries,Par tes bois verdoyants,‖ par tes larges prairiesS’en vont par leur folie‖ incessamment poussés ?
Sais-tu pourquoi jamais‖ les tristes railleries,Les exemples d’hier,‖ ni ceux des temps passés,De tes monts adorés,‖ de tes rives chéries,Ne les ont fait descendre‖ et ne les ont chassés ?
C’est que, dans tous les temps,‖ ceux que l’homme sépareEt que Dieu réunit‖ iront chercher les bois,Et des vastes torrents‖ écouteront les voix.
L’homme libre viendra,‖ loin d’un monde barbare,Sur les rocs et les monts,‖ comme au pied d’un autel,Protester contre l’homme‖ en regardant le ciel.
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baba cdd cee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a insensés / poussés masculine, classiqueb rêveries / prairies féminine, classiquea railleries / chéries féminine, classiqueb passés / chassés masculine, classiquea sépare / barbare féminine, classiqueb bois / voix masculine, classiqueb autel / ciel masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard,Paris, 1951· numérisation poesies.net· Sources