Poésies posthumes, 1857· A George Sand
VI. « Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie »
Porte ta vie ailleurs,‖ ô toi qui fus ma vie ;Verse ailleurs ce trésor‖ que j’avais pour tout bien.Va chercher d’autres lieux,‖ toi qui fus ma patrie,Va fleurir, ô soleil,‖ ô ma belle chérie,Fais riche un autre amour‖ et souviens-toi du mien.
Laisse mon souvenir‖ te suivre loin de France ;Qu’il parte sur ton cœur,‖ pauvre bouquet fané,Lorsque tu l’as cueilli,‖ j’ai connu l’Espérance,Je croyais au bonheur,‖ et toute ma souffranceEst de l’avoir perdu‖ sans te l’avoir donné.
10 janvier 1835.
Versification
- Forme
- 2 quintils (quintils)
- Rimes
- 2(abaab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quintils
- Mots à la rime
- a vie / patrie / chérie féminine, classiqueb bien / mien masculine, classiquea France / l’Espérance / souffrance féminine, classiqueb fané / donné masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard,Paris, 1951· numérisation poesies.net· Sources