Chimères et les Cydalises, 1854
Delfica
La connais-tu, DAFNÉ,‖ cette ancienne romance,Au pied du sycomore,‖ ou sous les lauriers blancs,Sous l'olivier, le myrthe‖ ou les saules tremblants,Cette chanson d'amour…‖ qui toujours recommence !
Reconnais-tu le TEMPLE,‖ au péristyle immense,Et les citrons amers‖ où s'imprimaient tes dents ?Et la grotte, fatale‖ aux hôtes imprudents,Où du dragon vaincu‖ dort l'antique semence.
Ils reviendront, ces dieux‖ que tu pleures toujours !Le temps va ramener‖ l'ordre des anciens jours ;La terre a tressailli‖ d'un souffle prophétique…
Cependant la sibylle‖ au visage latinEst endormie encor‖ sous l'arc de Constantin :— Et rien n'a dérangé‖ le sévère portique.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a romance / recommence féminine, classiqueb blancs / tremblants masculine, classiquea immense / semence féminine, classiqueb dents / imprudents masculine, classiquea toujours / jours masculine, classiqueb prophétique / portique féminine, classiquea latin / Constantin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chimères et les Cydalises, Paris, Mercure de France, 1897· numérisation gallica.bnf.fr· Sources