Petits châteaux de Bohême, 1853· Troisième château· Lyrisme
(D’Uhland)
– Oh ! quel doux chant m’éveille ?– Près de ton lit je veille,Ma fille ! et n’entends rien…Rendors-toi, c’est chimère !– J’entends dehors, ma mère,Un chœur aérien !…
– Ta fièvre va renaître.– Ces chants de la fenêtreSemblent s’être approchés.– Dors, pauvre enfant malade,Qui rêves sérénade…Les galants sont couchés !
– Les hommes ! que m’importe ?Un nuage m’emporte…Adieu le monde, adieu !Mère, ces sons étrangesC’est le concert des angesQui m’appellent à Dieu !
Musique du pce Poniatowski.
18 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits châteaux de Bohême, Paris, E. Didier, 1853· numérisation gallica.fr· Sources