Les Vivants et les Morts, 1913· II Les climats
Cloches vénitiennes
La pauvreté, la faim,‖ le fardeau du soleil,Le meurtrissant travail‖ de cette enfant vieillie,Qui respire, tressant‖ l'osier jaune et vermeil,L'odeur du basilic‖ et de l'huile bouillie,
Les fétides langueurs‖ des somnolents canaux,La maison délabrée‖ où pend une lessive,Les fièvres et la soif,‖ je les choisis plutôtQue de ne pas tenir‖ votre main chaude et vive
A l'heure où, s'exhalant‖ comme un ardent soupir,Les cloches de Venise‖ épandent dans l'espaceCe cri voluptueux‖ d'alarme et de désir :« Jouir, jouir du temps qui passe ! »
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins surtout (11 de 12, 1 de 8)· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a soleil / vermeil masculine, classiqueb vieillie / bouillie féminine, classiquea canaux / plutôt masculine, non classiqueb lessive / vive féminine, classiquea soupir / désir masculine, classiqueb l'espace / passe féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les vivants et les morts, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1913· numérisation inlibroveritas.net· Sources