Les Vivants et les Morts, 1913· II Les climats
La terre
Je me suis mariée à vousTerre fidèle, active et tendre,Et chaque soir je viens surprendreVotre arome secret et doux.
Ah ! puisque le divin SaturnePorte un anneau qui luit encore,Je vous donne ma bague d'or,Petite terre taciturne !
Elle est comme un soleil étroit,Elle est couleur de moisson jaune,Aussi chaude qu'un jeune faunePuisqu'elle a tenu sur mon doigt !
— Et qu'un jour, dans l'espace immense,Brille, ceinte d'un lien doré,La Terre où j'aurai respiréAvec tant d'âpre véhémence !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a vous / doux masculine, classiqueb tendre / surprendre féminine, classiquea Saturne / taciturne féminine, classiqueb encore / d'or mixte, classiquea étroit / doigt masculine, classiqueb jaune / faune féminine, mixtea immense / véhémence féminine, classiqueb doré / respiré masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 1.9
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les vivants et les morts, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1913· numérisation inlibroveritas.net· Sources