Poèmes de l’Amour, 1924
XXII. « Ah ! j’avais bien raison de craindre »
Ah ! j’avais bien raison de craindreLe mol printemps et sa douceur !
— Le beau soir tiède a ta tiédeur.Tout est humain, tout semble peindre,Par l’azur, le rêve, l’odeur,Ta personne.Dans le silenceEnvahissant, mouvementé,De ce soir proche de l’été,C’est ta grâce qui se balance.Et le vent chaud sur le chemin— Ô désir ! mémoire ! espérance ! –A la vive et secrète aisanceDes belles veines de tes mains…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abbab] 2[abba]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a craindre / peindre féminine, classiqueb douceur / tiédeur / l’odeur masculine, classiquec personne / silence / balance féminine, classiqued mouvementé / l’été masculine, classiquee chemin / mains masculine, classiquef espérance / aisance féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources