Poèmes de l’Amour, 1924
LXXVIII. « Ai-je imprudemment souhaité »
Ai-je imprudemment souhaitéGuérir de toi ? Quelle ignoranceM’irritait contre ma souffrance !— Ah ! Que rien ne me soit ôté
De la détresse qui me cacheLe passé, le lendemain ! SoisLa seule chose que je sacheEt qui blesse ! Rien ne déçoitDans la sombre et féconde ivresseD’un désir encore ascendant.— Lèvres rêveuses sur les dents,Regard qui se meut ou se pose,Gardez votre pouvoir ardent,Vous qui, dans une chambre close,Par le souvenir obsédant,M’inondez d’une odeur de roses !
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a souhaité / ôté masculineb ignorance / souffrance fémininea cache / sache féminineb Sois / déçoit masculinec ascendant / dents masculined pose / close / roses fémininee ardent / obsédant masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources