Poèmes de l’Amour, 1924
XL. « Aimer, c’est de ne mentir plus »
Aimer, c’est de ne mentir plus.Nulle ruse n’est nécessaireQuand le bras chaleureux enserreLe corps fuyant qui nous a plu.
— Crois à ma voix qui rêve et chanteEt qui construit ton paradis.Saurais-tu que je suis méchanteSi je ne te l’avais pas dit ?
— Faiblement méchante, en pensée,Et pour retrouver par momentCette solitude senséeQue j’ai reniée en t’aimant !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a plus / plu masculine, non classiqueb nécessaire / enserre féminine, classiquea chante / méchante féminine, classiqueb paradis / dit masculine, non classiquea pensée / sensée féminine, classiqueb moment / t’aimant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.7· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources