Poèmes de l’Amour, 1924
LXXXVI. « Aucun jour je ne me suis dit »
Aucun jour je ne me suis ditQue tu pouvais être mortel.Tu ressembles au paradis,À tout ce qu’on croit éternel !— Mais, ce soir, j’ai senti, dans l’airHumide d’un parc triste et blême,La terreuse odeur des astersEt du languissant chrysanthème…
Versification
- Forme
- Strophe unique avec vers clausule (strophe unique)
- Rimes
- 1(ababcdcd) 1(d)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 huitain, 1 vers isolé
- Mots à la rime
- a dit / paradis masculine, non classiqueb mortel / éternel masculine, classiquec l’air / asters masculine, non classiqued blême / chrysanthème / t’aime féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 2.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
9 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources