Poèmes de l’Amour, 1924
XCIII. « Crois-moi, ce n’est pas aisément »
Crois-moi, ce n’est pas aisémentQue l’on supporte un beau visage :Il peut dispenser le tourmentQue confère un clair paysage.
— Je sais la coalition,L’alliance, la connivenceDe ton regard sans passionEt de ta lèvre qui s’avance.
Et pourtant nul ne dépérit,Sauf moi, de cette grâce étrangeOù ton œil triste se mélangeAvec ta bouche qui sourit…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab) 1(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a aisément / tourment masculine, classiqueb visage / paysage féminine, classiquea coalition / passion masculine, classiqueb connivence / s’avance féminine, classiquea dépérit / sourit masculine, classiqueb étrange / mélange féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources