Poèmes de l’Amour, 1924
CI. « Dans les instants où je dors »
Dans les instants où je dors,Jetée au fond des ténèbres,Je ressens la paix funèbreD’être une morte, et toi mort.
Mais, hélas ! ô ma merveille,Toi si débordant, si beau,Comme brisant un tombeauTu revis quand je m’éveille !
Tout mon être en est blessé,Et, baissant mon front hagard,Je médite ton regardJe recommence à penser…
— Au fond des bagnes, sans doute,Le pauvre forçat écoute,Sous le soleil dont il meurt,Une sournoise rumeur…
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba) 1(aabb)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a dors / mort masculine, non classiqueb ténèbres / funèbre féminine, non classiquea merveille / m’éveille féminine, classiqueb beau / tombeau masculine, classiquea blessé / penser masculine, non classiqueb hagard / regard masculine, classiquea doute / écoute féminine, classiqueb meurt / rumeur masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources