Poèmes de l’Amour, 1924
LXXXII. « Enfin je puis ne plus épier le printemps »
Enfin je puis ne plus‖ épier le printemps !Je cesse d’écouter,‖ d’une oreille attentive,Ce frémissant secret‖ qui soulève et ravive,Et dont j’ai vénéré‖ le bruit sourd et montant !
Je puis me reposer‖ de la tâche royaleDe recueillir avec‖ des sens religieuxL’appel de la nature‖ aux trompeuses cymbales,Qui veut relier l’homme‖ à d’inutiles cieux !
L’univers n’a plus rien‖ qu’il m’ôte ou qu’il m’apporte,Mon être est à l’écart‖ de ses jeux décevants,Dans un tombeau sacré‖ je suis comme une morte,Et ma vie est encore‖ en pleurs dans un vivant !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a printemps / montant masculine, non classiqueb attentive / ravive féminine, classiquea royale / cymbales féminine, non classiqueb religieux / cieux masculine, classiquea m’apporte / morte féminine, classiqueb décevants / vivant masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources