Poèmes de l’Amour, 1924
LVIII. « J’ai puissamment goûté l’orgueil »
J’ai puissamment goûté l’orgueilD’avoir reçu de la natureL’éclat bondissant d’un bel œil,Archer double de la figure ;
J’ai souvent, devant des miroirs,Ressenti la force contenteDe m’arrêter, d’apercevoirUne héroïne palpitante ;
Mais combien faible est la valeurD’un visage pur et vainqueur,
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 2(abab) 1(aa) 1(a)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains, 1 distique, 1 vers isolé
- Mots à la rime
- a l’orgueil / œil masculine, classiqueb nature / figure féminine, classiquea miroirs / d’apercevoir masculine, non classiqueb contente / palpitante féminine, classiquea valeur / vainqueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources