Poèmes de l’Amour, 1924
CLXIX. « J’aime d’un amour clandestin »
J’aime d’un amour clandestinCe que de toi nul n’a aimé :Le sourd battement enferméDe ton cœur et de ton instinct.
Nul n’a songé avec douleurÀ ces beaux secrets écorchésDu mouvement intérieur,Puissant, indomptable et caché !
— Mais moi je sais que c’est ton sangQui te fait net, pur, précieux,Et mon rêve en ton corps descendComme vers de plus sombres cieux…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a clandestin / instinct masculine, non classiqueb aimé / enfermé masculine, classiquea douleur / intérieur masculine, classiqueb écorchés / caché masculine, non classiquea sang / descend masculine, non classiqueb précieux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources