Poèmes de l’Amour, 1924
XX. « Je crois que j’ai dû te parler »
Je crois que j’ai dû te parlerDe ta personne, sans répit,Et peut-être t’ai-je accabléSous tant de pampres et d’épis !
J’ai dû, offensant ton silence,Mais d’une voix qui passait outre,Vanter ta raison, ta constance,Ta chaleur, ta douceur de loutre,
Et ta bonté, et ce cœur droitAuquel tu veux m’associer…
— Mais t’ai-je assez remerciéDe l’amour que j’avais pour toi ?
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[abab] 1[abba]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a parler / accablé masculine, non classiqueb répit / d’épis masculine, non classiquea silence / constance féminine, classiqueb outre / loutre féminine, classiquea droit / toi masculine, non classiqueb m’associer / remercié masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 3.3
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources